Ma chute commence
Des cheveux plus fins, une raie qui s’élargit, un cuir chevelu qui se voit sous la lumière. C’est à ce stade qu’un traitement a le plus de chances de marcher, et il en existe déjà.
Voir les traitements anti-chuteAccueil / Conseils & actualités / Clascotérone 5 %
Mise à jour médicale · 11 septembre 2026
La solution capillaire à 5 % reste un traitement expérimental de l’alopécie androgénétique masculine. Elle ne constitue pas, à ce jour, un traitement disponible en routine en France.
Les deux études de phase III SCALP1 et SCALP2 sont terminées. Elles ont évalué une solution de clascotérone à 5 %, appliquée deux fois par jour, contre son véhicule chez des hommes atteints d’alopécie androgénétique.
Les résultats complets ne sont pas encore publiés dans les registres consultés : gain absolu de cheveux, durabilité, comparaison directe avec le minoxidil ou le finastéride et tolérance prolongée restent à apprécier.
Conséquence pratique : les pourcentages issus de communications du fabricant ne permettent pas de conclure à une supériorité clinique. La clascotérone 1 % autorisée dans certains pays pour l’acné et la solution capillaire 5 % étudiée pour la calvitie sont deux usages distincts.
Sources primaires : SCALP1 — NCT05910450 · SCALP2 — NCT05914805. Registres consultés le 11 septembre 2026.
On nous parle de plus en plus de la clascotérone en consultation, souvent avec le chiffre de 539 % en tête. Cette solution à 5 %, appliquée sur le cuir chevelu, est la première molécule vraiment nouvelle contre la calvitie masculine à avoir bouclé une phase III depuis presque trente ans. Elle n’est pas encore autorisée. Nous avons rassemblé ici ce que l’on sait réellement, ce qui reste flou, et ce que vous pouvez faire en attendant.
Non, et elle n’est encore autorisée nulle part contre la chute de cheveux. Le laboratoire compte déposer son dossier aux États-Unis début 2027, puis en Europe au deuxième trimestre. Une arrivée en France avant 2028 ou 2029 nous paraît peu probable.
Personne ne le connaît, puisque le produit n’est pas commercialisé. Les prix qu’on voit passer en ligne concernent des produits non autorisés, dont on ignore le contenu.
C’est l’écart relatif avec le placebo dans l’un des deux essais, au bout de six mois (168 % dans l’autre). Cela ne veut pas dire qu’un patient a 539 % de cheveux en plus.
Impossible de le dire pour l’instant, faute d’étude qui les compare. Elle pourrait intéresser les hommes qui ne veulent pas de comprimé, ou qui l’ont mal supporté.
Nous ne la proposons pas, et aucun médecin ne peut le faire tant qu’elle n’est pas autorisée. Nous pouvons en revanche faire le point sur votre chute et vous présenter ce qui existe aujourd’hui.
Si vous perdez vos cheveux maintenant, le plus utile reste de savoir où vous en êtes : à quel stade, à quelle vitesse, et avec quelles options.
Les deux essais de phase III sont terminés et le laboratoire, Cosmo Pharmaceuticals, prépare ses dossiers. En juillet 2026, il a donné un calendrier plus précis, avec un dépôt aux États-Unis au premier trimestre 2027, puis en Europe au deuxième. Une fois l’autorisation européenne obtenue, il restera à lancer le produit en France et à en fixer le prix, ce qui prend souvent plusieurs mois.
Les dates à venir sont celles annoncées par le laboratoire, complétées par notre propre estimation. En fin de développement, il est fréquent qu’elles glissent. Nous mettrons la page à jour à chaque étape.
Pas pour l’instant. Tant que la solution capillaire n’est pas autorisée, aucune pharmacie ne peut la délivrer et aucun médecin ne peut la prescrire. Les sites qui en vendent ne proposent pas le médicament des essais.
Aucun pays ne l’a encore autorisée contre la chute de cheveux. Les flacons dont on parle sur les forums, présentés comme venant de l’étranger, sont des préparations. Rien ne garantit ce qu’ils contiennent, ni qu’ils se comportent comme la formule testée.
On nous pose souvent la question, et la réponse tient à un détail qui compte beaucoup. Ce qui a été testé, ce n’est pas seulement de la clascotérone à 5 %, c’est une formule complète, avec le liquide qui transporte la molécule, sa capacité à traverser le cuir chevelu et sa stabilité dans le flacon. Une préparation faite à part, même dosée à 5 %, n’a jamais été évaluée. On ne peut rien en conclure sur son efficacité ou sa tolérance, et nous ne la conseillons pas.
Comme le produit étudié n’est vendu nulle part, un flacon commandé en ligne ne peut pas être le médicament des essais. Personne ne contrôle sa concentration, sa pureté ou sa conservation. Le problème est le même qu’avec le RU58841, vendu sous l’étiquette « produit de recherche ».
La molécule est la même, mais il s’agit de deux médicaments différents, car une autorisation est accordée pour une maladie, une forme et un dosage précis. Winlevi est une crème à 1 % contre l’acné. Elle a été autorisée aux États-Unis en 2020, puis dans l’Union européenne en octobre 2025, après un premier refus lié au risque sur les glandes surrénales, et elle arrive progressivement dans plusieurs pays européens. La solution à 5 % destinée au cuir chevelu doit, elle, obtenir sa propre autorisation.
Nous déconseillons d’appliquer Winlevi sur le cuir chevelu. La crème est cinq fois moins concentrée, elle n’a pas été conçue pour cet usage et n’a jamais été testée contre la chute. Sa notice demande même d’éviter les grandes surfaces et l’utilisation prolongée, et chez l’adolescent, elle est réservée au visage.
Pour comprendre les chiffres, il faut savoir comment les essais ont été menés. Pendant six mois, 1 465 hommes atteints d’une calvitie légère à modérée ont appliqué deux fois par jour soit la clascotérone, soit une solution identique mais sans principe actif, sans savoir laquelle. Ceux qui avaient le sentiment de répondre au traitement ont ensuite continué six mois de plus, après un nouveau tirage au sort. Une partie gardait la clascotérone, l’autre passait au placebo.
Le critère principal était le nombre de cheveux dans une petite zone du cuir chevelu, et il a davantage augmenté sous clascotérone que sous placebo. Il y a donc bien un gain, mais il se fait sur des follicules encore présents, qui retrouvent un cheveu plus épais et plus visible. La molécule ne fait pas naître de nouveaux follicules.
C’est l’écart relatif avec le placebo, au bout de six mois, dans l’un des deux essais. L’autre affichait 168 %. Ce genre de pourcentage grimpe très vite quand le groupe placebo ne progresse presque pas, si bien qu’un gain modeste peut se transformer en « +500 % ». Ce chiffre ne dit donc rien de la quantité de cheveux qu’un patient retrouve.
On ne le sait pas encore. Le nombre de cheveux gagnés par cm², le seul qui permette de comparer avec les autres traitements, n’a pas été publié. Le laboratoire annonce des publications scientifiques dans les mois qui viennent.
D’après le laboratoire, les patients traités ont continué à gagner des cheveux entre le troisième et le douzième mois. Comme pour les autres traitements de la chute, il faut compter environ six mois avant de pouvoir juger, idéalement sur des photos prises dans les mêmes conditions.
| Ce qui est établi | Ce qui manque encore |
|---|---|
| Deux grands essais (1 465 hommes, 51 centres) qui vont dans le même sens | Le gain en nombre de cheveux par cm², le seul chiffre comparable aux autres traitements |
| Supériorité statistique sur le placebo à 6 mois | La proportion de patients chez qui le changement se voit à l’œil nu |
| Maintien du bénéfice à 12 mois sous traitement | Une comparaison directe avec le minoxidil ou le finastéride |
Sources : communiqués Cosmo Pharmaceuticals du 3 décembre 2025, du 15 avril 2026 et du 23 juillet 2026, registres NCT05910450 et NCT05914805.
Pas en l’état actuel des connaissances. Le finastéride a près de trente ans de recul et des résultats chiffrés en nombre de cheveux. La clascotérone n’a publié que des pourcentages relatifs, et aucune étude ne les a mis face à face. Si les données complètes confirment son efficacité, elle trouvera sans doute sa place chez les hommes qui ne veulent pas de comprimé ou qui l’ont mal toléré.
C’est souvent pour cette raison qu’on nous parle de la clascotérone. Une fois autorisée, elle fera partie des options à discuter. D’ici là, il existe déjà des alternatives, à choisir en consultation selon votre cas : le finastéride en application locale, qui expose moins l’organisme, le minoxidil en lotion ou parfois en comprimé à faible dose, et des traitements d’appoint.
Aucune étude ne les compare. Les deux agissent localement sur la même hormone, mais pas au même niveau. Le finastéride freine la fabrication de la DHT, alors que la clascotérone l’empêche d’agir sur le follicule.
Sur le papier, l’associer au minoxidil a du sens, puisque les deux n’agissent pas de la même façon. Mais personne ne l’a encore testé, que ce soit en deux applications séparées ou dans une lotion combinée. Et mélanger soi-même plusieurs produits change leur formule, donc potentiellement leur efficacité et leur tolérance.
| Traitement | Mode d’action | Efficacité documentée | En France |
|---|---|---|---|
| Minoxidil 5 % | Prolonge la phase de pousse du cheveu | +18,6 cheveux/cm² contre +3,9 sous placebo à 48 semaines | Disponible sans ordonnance |
| Finastéride 1 mg | Diminue la production de DHT dans tout l’organisme | Environ 107 cheveux de plus que sous placebo sur 5,1 cm² à 1 an | Sur ordonnance |
| Clascotérone 5 % | Bloque le récepteur de la DHT dans le cuir chevelu | +539 % et +168 % en relatif à 6 mois, gain en cheveux/cm² non publié | Non disponible |
Sources : Olsen 2002 (minoxidil), Kaufman 1998 (finastéride oral), Piraccini 2022 (finastéride topique), Gubelin Harcha 2014 (dutastéride), Cosmo Pharmaceuticals 2025–2026 (clascotérone). Chiffres issus d’essais différents, non comparables strictement entre eux.
Trois questions pour vous situer. Cela ne remplace pas un examen du cuir chevelu.
Répondez aux trois questions pour voir votre orientation.
Aucune donnée n’est enregistrée ni envoyée.


Homme de 41 ans, ligne frontale et golfes temporaux, 2 500 greffons implantés. Résultat individuel à 10 mois.

On lit souvent sur les forums qu’elle n’aurait « aucun effet secondaire ». C’est trompeur. Les données sur douze mois sont rassurantes, mais aucun médicament n’est sans risque et le recul reste court.
Le finastéride fait baisser la DHT dans tout l’organisme. La clascotérone, elle, ne touche pas au taux de DHT. Elle bloque son récepteur, et seulement là où on l’applique. En théorie, elle n’a donc pas le mécanisme qui explique les troubles sexuels décrits sous finastéride. Sur douze mois, le laboratoire rapporte une tolérance comparable à celle du placebo, sans effet hormonal général notable. Reste à voir le détail de ces données une fois publiées.
Selon le laboratoire, très peu de produit passe dans le sang, et son mode d’action ne fait pas baisser la DHT sanguine. La petite quantité absorbée se transforme en cortexolone, une substance proche de la cortisone.
Avec la crème à 1 % utilisée contre l’acné, une étude menée aux doses maximales a montré une baisse biologique de l’activité des glandes surrénales chez 3 patients sur 42. Elle ne donnait aucun symptôme et a disparu dans les quatre semaines suivant l’arrêt. On ne peut pas transposer ce risque tel quel à la solution capillaire, mais son dossier devra y répondre.
On peut s’attendre aux mêmes réactions qu’avec la crème, c’est-à-dire des rougeurs, des démangeaisons, une peau sèche qui pèle un peu, parfois une sensation de brûlure. Elles restent le plus souvent légères.
Pas encore. Les données s’arrêtent à douze mois, alors que le traitement devra être suivi pendant des années. La surveillance après la mise sur le marché sera indispensable.
Aucun prix officiel n’existe, puisque le produit n’est autorisé nulle part. Les montants qui circulent sur les forums concernent des préparations, ou relèvent du simple pronostic. Nous préférons ne pas avancer de chiffre, et nous mettrons la page à jour si le produit arrive en France.
C’est peu probable. En France, les traitements de la calvitie, comme le finastéride 1 mg ou le minoxidil, ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie.
Oui, si l’on s’en tient aux données actuelles, puisque le bénéfice s’estompe à l’arrêt. Mieux vaut donc penser au coût sur plusieurs années qu’au prix d’un flacon.
Difficile à dire tant qu’on ne connaît ni le gain réel en cheveux, ni le prix. C’est la comparaison avec le finastéride et le minoxidil, bien moins chers, qui permettra de trancher.
Si vous cherchez surtout à savoir combien coûte une solution aujourd’hui, tout dépend de votre situation. Nos tarifs pour les traitements de la chute comme pour la greffe sont publiés. Voir les tarifs de la greffe
Il s’agit d’une solution liquide à appliquer sur le cuir chevelu, et non d’une crème comme Winlevi.
Pour agir, la molécule doit traverser le cuir chevelu et atteindre le follicule, bien plus profond que les glandes visées dans l’acné. Plusieurs concentrations ont été essayées en phase II, et c’est la solution à 5 % qui a été retenue pour la phase III.
Les participants l’ont appliquée deux fois par jour. La quantité exacte et la façon de l’appliquer figureront dans la notice au moment de l’autorisation. Elles n’ont pas encore été publiées.
On n’a pas de données là-dessus. L’ordre des applications, le délai entre les deux et la tolérance de ce double traitement restent à préciser.
Oui, comme les autres traitements médicaux de la calvitie. Deux applications par jour sans date de fin, c’est une contrainte qu’il vaut mieux mesurer avant de se lancer.
D’après les essais, elle s’adresse aux hommes qui ont une calvitie légère à modérée et gardent des cheveux sur les zones qui s’éclaircissent.
Les deux essais n’ont inclus que des hommes. On lit sur les forums qu’elle pourrait devenir « le finastéride des femmes », mais ce n’est qu’une hypothèse. Personne ne sait aujourd’hui si elle sera efficace, ni même autorisée, chez la femme. Une précaution s’imposera de toute façon, car chez l’animal la clascotérone est toxique pour l’embryon. Pour Winlevi, l’Agence européenne exige d’ailleurs une contraception pendant le traitement et au moins dix jours après.
Chez la femme, une chute de cheveux mérite d’abord un bilan, parce que les causes sont plus variées que chez l’homme. Des traitements existent, et une greffe de cheveux chez la femme est possible quand la perte est localisée et stable.
Les calvities avancées n’ont pas été étudiées. Sur les zones encore couvertes, elle pourrait ralentir l’évolution. Sur les zones lisses, elle n’aura aucun effet, et c’est là que la question de la greffe se pose.
La clascotérone empêche la DHT d’agir sur le follicule. Elle freine son affinement, parfois l’inverse en partie, mais seulement là où il reste des follicules. Sur une zone lisse depuis des années, il n’y a plus rien à protéger, et aucun traitement appliqué sur la peau ne fait naître de nouveaux follicules.
La greffe fonctionne différemment. On prélève des follicules à l’arrière du crâne, une zone naturellement peu sensible à la DHT, et ils gardent cette résistance une fois implantés. Les deux approches ne s’opposent pas, elles répondent simplement à des situations différentes.
| Clascotérone 5 % | Greffe FUE | |
|---|---|---|
| Pour quelle situation | Calvitie légère à modérée, cheveux encore présents | Zones clairsemées ou dégarnies, golfes, ligne frontale, tonsure |
| Nouveaux cheveux sur zone lisse | Non | Oui, par implantation de follicules |
| Durée de l’effet | Tant que le traitement est appliqué | Cheveux greffés durables |


Homme de 41 ans, ligne frontale et golfes temporaux, 2 500 greffons implantés au stylo Choi. Photo prise à 10 mois. Chaque résultat est individuel et varie d’un patient à l’autre.
Des cheveux plus fins, une raie qui s’élargit, un cuir chevelu qui se voit sous la lumière. C’est à ce stade qu’un traitement a le plus de chances de marcher, et il en existe déjà.
Voir les traitements anti-chuteDes golfes qui se creusent, un front qui recule, un sommet qui se dégarnit. Sur une zone vide, seule la greffe peut ramener des cheveux.
Estimer ma greffe en 3 minutesLaissez-nous votre adresse, nous vous écrirons quand l’Europe aura rendu sa décision ou si le calendrier bouge.
Être prévenuPour compléter un traitement, des soins du cuir chevelu comme la mésothérapie capillaire peuvent aussi se discuter en consultation.