La calvitie : définition, causes et options de traitement

La calvitie - définition, causes et options de traitement

La calvitie est une forme d’alopécie caractérisée par une diminution durable du nombre de cheveux visibles sur le cuir chevelu. Elle s’inscrit dans le champ de la perte de cheveux, mais toute chute de cheveux excessive n’est pas une calvitie. Une perte de cheveux peut être réactionnelle, temporaire, ou liée à une autre alopécie. En France, la perte de cheveux est un motif de consultation très fréquent. 

Au début de calvitie, l’enjeu est d’identifier les causes de la calvitie. Comprendre les causes de la calvitie évite les traitements inutiles. La cause diffère entre la calvitie chez l’homme et calvitie chez la femme. 

Les solutions contre la calvitie vont du traitement anti-chute à la greffe de cheveux. Des pistes comme la Clascotérone 5 % sont en développement pour la calvitie androgénétique, mais ne remplacent pas un véritable diagnostic. 

Un dermatologue ou médecine esthétique spécialisés dans les cheveux peut proposer un traitement de la calvitie cohérent, souvent un traitement médical de la calvitie lorsque la perte de densité capillaire progresse.

Table of Contents

Qu’est-ce que la calvitie ?

Sur le plan médical, l’alopécie androgénétique correspond le plus souvent à une miniaturisation des follicules : cycle de croissance raccourci, cheveux plus fins, puis raréfaction. La progression est généralement lente, sur des mois ou des années. 

La nuance importante : une chute de cheveux excessive diffuse après un stress, une maladie, une chirurgie ou un post-partum évoque plus volontiers une alopécie réactionnelle (effluvium télogène). À l’inverse, une perte de densité capillaire qui s’installe et se localise progressivement évoque davantage une calvitie androgénétique. Le ressenti de perte de cheveux ne suffit pas : on cherche un schéma et une miniaturisation.

Les différents types de Calvitie

Alopécie ou calvitie androgénétique

L’alopécie androgénétique est la cause la plus fréquente de calvitie. Dans la calvitie chez l’homme, elle touche surtout les tempes et le sommet ; dans la calvitie chez la femme, elle se manifeste souvent par un élargissement de la raie et une perte de densité capillaire au vertex, avec une ligne frontale relativement conservée. 

Le mécanisme associe une prédisposition génétique et une sensibilité folliculaire aux androgènes, en particulier la DHT. Les follicules concernés produisent des cheveux de plus en plus fins : c’est la miniaturisation.

Les différents types de Calvitie

Calvitie diffuse

Une calvitie diffuse recouvre plusieurs tableaux : effluvium télogène, carence (fer, zinc), trouble thyroïdien, ou association avec une calvitie androgénétique débutante. Ici, « traiter au hasard » est souvent contre-productif : le traitement de la calvitie dépend de la cause identifiée, donc des causes de la calvitie en jeu. 

Alopécie areata (pelade)

La pelade est une alopécie auto-immune, en plaques le plus souvent. Elle ne relève pas du même mécanisme qu’une calvitie androgénétique. La repousse est possible, mais l’évolution se fait par poussées : un avis spécialisé est indiqué.

Quelles sont les causes de la calvitie ?

Facteurs génétiques

Dans la calvitie androgénétique, l’histoire familiale est un repère fort : elle influence le risque, l’âge d’apparition et le rythme du début de calvitie

Déséquilibres hormonaux

Les androgènes jouent un rôle central dans la calvitie chez l’homme, avec une évolution très variable. Dans la calvitie chez la femme, on recherche parfois un contexte d’hyperandrogénie (acné, hirsutisme, cycles irréguliers) ou une cause endocrinienne (thyroïde) quand il existe une chute de cheveux excessive

Stress et mode de vie

Le stress chronique, le manque de sommeil, des régimes restrictifs ou le tabac peuvent majorer une perte de cheveux diffuse et rendre plus visible une perte de densité capillaire. Ils aggravent souvent une calvitie déjà présente, plutôt qu’ils ne la créent à eux seuls. 

Carences nutritionnelles

Fer, zinc ou vitamine D peuvent intervenir dans une chute de cheveux excessive. Le bon réflexe : documenter la carence, la corriger, puis réévaluer. Cela fait partie d’un traitement anti-chute sérieux, mais ne suffit pas à corriger une calvitie structurée.

Causes médicales et médicamenteuses

Fièvre, post-partum, chirurgie, maladies inflammatoires, ou certains médicaments peuvent entraîner une chute de cheveux excessive (effluvium). Ce n’est pas forcément une calvitie permanente ; c’est précisément l’intérêt d’identifier les causes de la calvitie avant de démarrer un traitement de la calvitie au long cours. 

En consultation, on revient systématiquement sur les causes de la calvitie possibles : carence, thyroïde, post-partum, médicaments.

Comment reconnaître les premiers signes du début d’alopécie androgénétique ?

Signes fréquents :

  • recul des golfes et baisse de densité au sommet dans la calvitie chez l’homme ;
  • raie qui s’élargit, volume qui diminue dans la calvitie chez la femme ;
  • cheveux plus fins, plus courts, cuir chevelu plus visible (vraie perte de densité capillaire) ;
  • perte de cheveux qui dure, ou alternance de phases de chute de cheveux excessive et d’accalmie ;
  • sensation de baisse de volume avec perte de cheveux plus marquée au coiffage.


Un
dermatologue ou médecine esthétique spécialisés dans les cheveux peut confirmer si l’on est face à une calvitie androgénétique progressive ou à une alopécie transitoire, et orienter vers les bonnes solutions contre la calvitie. Ce cadrage évite de multiplier des solutions contre la calvitie sans logique.

La calvitie est-elle réversible ?

Une alopécie non cicatricielle (effluvium, certaines pelades) peut être réversible. La calvitie androgénétique, elle, est progressive : le follicule miniaturise sur plusieurs cycles. Plus le début de calvitie est pris tôt, plus un traitement de la calvitie peut stabiliser l’évolution et améliorer la densité apparente.

Quand la zone est très dégarnie depuis longtemps, un traitement médical de la calvitie seul améliore rarement beaucoup la densité ; on discute alors d’autres solutions contre la calvitie, notamment la greffe de cheveux si l’indication est posée. La clé est de hiérarchiser les solutions contre la calvitie.

Options de traitement de la calvitie

Traitements médicamenteux

Le traitement médical de la calvitie vise à ralentir la miniaturisation et à prolonger la phase de croissance. Les choix diffèrent entre calvitie chez l’homme et calvitie chez la femme. 

Chez l’homme adulte, le finastéride est un traitement de référence de la calvitie androgénétique, mais nécessite une information et une surveillance des effets indésirables possibles (sexuels et psychiques notamment).

Le minoxidil est utilisé chez l’homme et la femme et l’évaluation se fait sur plusieurs mois. Une irritation du cuir chevelu ou une augmentation transitoire de la chute de cheveux excessive au démarrage peuvent survenir.

Clascotérone 5 %

La Clascotérone 5 % est un anti-androgène topique qui cible le récepteur des androgènes dans la peau. Début décembre 2025, des résultats de deux essais de phase III (SCALP 1 et SCALP 2) chez des hommes avec calvitie androgénétique ont été annoncés, avec un signal positif sur le comptage des cheveux.

Pour le patient, deux messages pratiques : la Clascotérone 5 % n’est pas encore un traitement médical de la calvitie disponible en routine en France et sa place dépendra des données complètes publiées (durabilité, tolérance, comparaisons). Un dermatologue ou médecine esthétique spécialisés dans les cheveux pourra vous dire si la Clascotérone 5 % s’intègre vraiment à vos solutions contre la calvitie.

Traitements non chirurgicaux

Un traitement anti-chute peut compléter le traitement médical de la calvitie, surtout au début de calvitie. C’est souvent le premier palier de traitement anti-chute.

  • Mésothérapie / Méso-LED : au NY Center, la perte de cheveux peut être prise en charge par des protocoles combinant mésothérapie du cuir chevelu et LED, réalisés en cure de plusieurs séances. 
  • Microneedling et facteurs de croissance : appliqués sur une sélection de patients, avec un objectif de stimulation. Les données de la littérature existent mais les protocoles doivent rester médicaux et rigoureux. 
  • Photobiomodulation (LLLT/LED) : étudiée dans la calvitie androgénétique, avec des données globalement favorables sur densité/épaisseur et une tolérance souvent bonne. 

Effets secondaires possibles : rougeur, douleur, démangeaisons, petits hématomes, et parfois une chute de cheveux excessive transitoire. Les contre-indications dépendent de la technique (infection du cuir chevelu, troubles de coagulation, maladies inflammatoires actives). Un dermatologue ou médecine esthétique spécialisés dans les cheveux doit valider l’indication et le suivi de ce traitement anti-chute.

Greffe de cheveux

La greffe de cheveux est une option quand la calvitie est installée et que la zone donneuse est suffisante. Une greffe de cheveux ne stoppe pas la progression de la calvitie androgénétique des cheveux non greffés : elle s’intègre donc à une stratégie globale de traitement de la calvitie, parfois avec traitement médical de la calvitie si indiqué. 

Au NY Center, la technique décrite repose sur une FUE « avancée », inspirée de la DHI, avec implantation au stylo de type Choi. Les greffons sont extraits un par un à l’aide de micro-punchs (0,7 à 0,9 mm). L’intervention se fait en ambulatoire sous anesthésie locale, et un suivi est prévu. Les repousses débutent en général vers 3–4 mois ; le résultat se consolide ensuite progressivement.

Quand consulter un spécialiste de la calvitie ?

Consultez si la perte de cheveux s’accélère et si la chute de cheveux excessive dure plus de 6–8 semaines, si vous observez un début de calvitie ou une perte de densité capillaire progressive, si vous avez des plaques évoquant une pelade (forme d’alopécie) ou si le cuir chevelu est douloureux, rouge, squameux. Un dermatologue ou médecine esthétique spécialisés dans les cheveux permet de cibler les causes de la calvitie et d’éviter les traitements inadaptés.

Diagnostic médical de la calvitie

Le diagnostic repose sur l’interrogatoire, l’examen clinique, des photos comparatives et, si besoin, une trichoscopie. Un bilan biologique ciblé peut être indiqué (fer, thyroïde, vitamine D, exploration hormonale selon contexte), surtout en cas de chute de cheveux excessive. 

Au NY Center, l’objectif est d’objectiver la perte de densité capillaire, de préciser le type d’alopécie (dont calvitie androgénétique) et de construire un plan : traitement médical de la calvitie, traitement anti-chute si pertinent, puis discussion de greffe de cheveux si l’indication est solide.

Prévenir l’aggravation de la Calvitie

Prévenir, c’est surtout ralentir : agir tôt au début de calvitie, corriger une carence confirmée, traiter une dermite du cuir chevelu, et suivre un traitement de la calvitie assez longtemps. Les causes de la calvitie évoluent parfois : réévaluer fait partie du suivi (souvent 3–6 mois avant une première évaluation fiable). Un traitement anti-chute trop court ou « empilé » sans logique est une cause classique d’échec.

Si une greffe de cheveux est envisagée, stabiliser la calvitie androgénétique des cheveux natifs quand c’est possible protège le capital et limite la reprise de la perte de densité capillaire autour des greffons.

Conclusion

La calvitie recouvre plusieurs tableaux : calvitie androgénétique, calvitie diffuse, pelade (forme d’alopécie). Les causes de la calvitie et le stade guident les solutions contre la calvitie. Le traitement de la calvitie associe souvent traitement médical de la calvitie, traitement anti-chute et, si besoin, greffe de cheveux ; la Clascotérone 5 % est une piste en développement, à discuter au cas par cas.

Comprendre votre calvitie avant de choisir un traitement

Chaque calvitie a une cause et une évolution différentes. Une consultation médicale permet d’identifier votre type d’alopécie, d’évaluer la perte de densité et de construire une stratégie adaptée : traitement médical, anti-chute ou greffe si nécessaire.

Foire Aux Questions (FAQ)

Oui : la calvitie chez la femme est fréquente, le plus souvent liée à une calvitie androgénétique. Une chute de cheveux excessive diffuse peut toutefois traduire une carence ou un trouble endocrinien, d’où l’intérêt d’un avis spécialisé pour choisir les solutions contre la calvitie.

Un début de calvitie peut apparaître tôt dans la calvitie chez l’homme. Dans la calvitie chez la femme, l’évolution est souvent plus lente et peut être révélée en post-partum ou autour de la ménopause.

Non. La Clascotérone 5 % est en développement pour la calvitie androgénétique et ne constitue pas, à ce jour, un traitement médical de la calvitie disponible en routine en France. Si elle devient accessible, un dermatologue ou médecine esthétique spécialisés dans les cheveux évaluera la balance bénéfices/risques et la place réelle parmi les solutions contre la calvitie.

Dans la calvitie androgénétique, oui : un traitement de la calvitie bien conduit peut ralentir l’évolution et améliorer la perte de densité capillaire visible, avec une variabilité individuelle. Une chute de cheveux excessive réactionnelle s’améliore souvent quand la cause est corrigée : ce n’est pas la même situation qu’une calvitie progressive.

RGPD
Privacy Overview

This website uses cookies so that we can provide you with the best user experience possible. Cookie information is stored in your browser and performs functions such as recognising you when you return to our website and helping our team to understand which sections of the website you find most interesting and useful.